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Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage
militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de
l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de se
s fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, L'État-major, les
ministres, jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'il
s prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'ins
tinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premi
er rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indi
gnité.
Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de
l'armée pendant dix ans. II subit un an de prison sans jugement, affro
nte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'a
rmée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette q
ui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa d
étermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soul
ève l'indignation des anti-dreyfusards, ministre de la Guerre de Cleme
nceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à
ancrer fermement l'armée dans la République.
Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, pol
yglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites
que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et r
ancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la III
e République a su produire pour construire un État de droit.
Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administr
ation et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqu
é par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attit
ude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'État.
About the Author
Conseiller d'Etat
Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage
militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de
l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de se
s fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, L'État-major, les
ministres, jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'il
s prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'ins
tinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premi
er rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indi
gnité.
Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de
l'armée pendant dix ans. II subit un an de prison sans jugement, affro
nte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'a
rmée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette q
ui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa d
étermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soul
ève l'indignation des anti-dreyfusards, ministre de la Guerre de Cleme
nceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à
ancrer fermement l'armée dans la République.
Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, pol
yglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites
que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et r
ancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la III
e République a su produire pour construire un État de droit.
Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administr
ation et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqu
é par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attit
ude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'État.
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